30
jui
2012

John Waters se fait le LUFF!

Après avoir exporté le fleuron de la contre-culture helvète sur la scène tokyoïte en mai dernier, le LUFF redouble de vitalité. Il réaffirme ses amours lausannoises du 17 au 21 octobre 2012 et en jubile d’ores et déjà d’indécence.

En haut d’une affiche peu pop mais Ô fluorescente, la venue exceptionnelle de John Waters on screen et on stage, le retour cinglant de Kim Gordon (ex Sonic Youth), un hommage au cinéaste Christoph Schlingensief, l’artiste sonore Yan Jun ou encore une création inédite du festival par le groupe de grindcore Brutal Truth!

Cinéma: Divine rencontre dans un « monde crasseux »

John Waters, cultissime moustache fine du cinéma indépendant américain, a longtemps fait languir son public suisse: tout vient à point à qui sait attendre ! Non content de venir présenter ses classiques et ses claques à la bienséance, Waters montera sur scène au Capitole (collab. Cinémathèque Suisse) pour son one-man-show « This Filthy World », hommage de Monsieur à sa clique de personnages et d’idoles- feu Divine en tête, muse du réalisateur-. Son bagou caustique pourrait bien séduire les fans du genre comme les novices les plus effarouchés jusqu’au point de contamination chronique. Mess(e) comique des bas-fonds, c’est certain, le ton outrancier de cette onzième édition sera bel et bien donné par le mauvais garçon de Baltimore !

Musique: Bruits occultes et subtiles chinoiseries

La profusion du volet musical annonce sans conteste quelques dommages collatéraux... Du son, de la noise, encore du son et bien sûr quelques performances sonores. Le LUFF est bien connu pour ses collaborations internationales: les surprises seront de mise. Quelques frottements bien sentis avec l’invisible: d’aucuns captent les voix des morts ou la substance de rituels lointains, les autres usent ou abusent du public comme courant électrique. Au centre, la venue du poète et musicien Yan Jun, figure de proue de la scène expérimentale chinoise, est un must du programme.

Le Lausanne Underground: la gazette qui s’incruste

Nouveau rejeton autofécondé d’une qualité rare, cet impertinent petit journal compte bien rivaliser sans respect ni parcimonie avec le cours tranquille de l’information lémanique dès cet été. Autocritique et sans le sou, disponible un peu partout jusqu’aux dates fatidiques du festival, il sera le joyaux qui mènera passionnées, curieux et journalistes à cette 11ème édition du LUFF.

Rendez-vous fin septembre pour le numéro 2, en guise de programme complet ! (Téléchargez ici le numéro 1 du Lausanne Underground)