30
nov
2011

LUFF 2011 - Persistance #2

Retour sur la 10e édition: écho aux extrémités du bruit, ou quand la "Grande" nuisance se recompose.

Le bruit devenu, au fil des ans, institution (la preuve cette année par le programme Grand Noise Music donné par Kasper Toeplitz), il s’agissait d’aller plus loin dans la nuisance. L’option fut prise via le piano à queue et la voix - aliénée et authentique - de Diamanda Galàs qui, dès son interprétation du Port d’Amsterdam, a marqué au fer rouge cette dixième édition d’une rare intensité et d’une subtilité à faire jouir les morts. 

En écho, la partie musicale s’est bouclée par le martèlement grindcore punk d’un autre piano par Anthony Pateras (PIVIXKI), celui de la salle des fêtes, celui qui mourrait depuis dix ans prenant la poussière derrière un rideau. À l’image de cet instrument re-joué mais désaccordé, le LUFF a particulièrement développé la transmission de savoir faire dans le recyclage d’œuvres et leur destruction créative, lors d’un symposium et workshop qui rassemblaient, parmi Craig Baldwin et Mark Hosler les pionniers des hacktivistes et autres occupants de places boursières. 

De façon plus romantique, Jean-Hervé Péron (Art Error Ist), descendu dans le public, a manqué d'en découper certains à la tronçonneuse, mais n’a pas en revanche épargné les planches de la scène du Casino. Le projet Diversion I éclata d’une autre manière la scène rendue au public en distribuant dans l’espace plusieurs artistes aux sets brouillés les uns par les autres. 

Évidemment, les japonais de Hair Stylistics et Kuruucrew – invités dans le cadre de notre échange avec Tokyo – ont soufflé toute idée et tout concept artistique, nous baffant par leur libre et généreuse débauche d’énergie dénuée de sens.

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